Durant les trois premiers mois de cette année 2013, environ le tiers des Français disposent d’un pouvoir d’achat suffisant pour acheter le bien immobilier dont ils ont besoin. Les détails.

 

Bases de l’étude

Durant le premier trimestre de cette année 2013, le pouvoir d’achat des Français dans le domaine immobilier a nettement progressé par rapport au niveau enregistré durant le premier trimestre 2012. C’est ce qui ressort en effet du baromètre relatant le pouvoir d’achat immobilier réalisé par certains spécialistes de l’immobilier de l’Université Paris-Dauphine, en collaboration avec le Crédit foncier. À titre indicatif, ces données se sont surtout basées sur les mouvements immobiliers enregistrés dans la capitale française. Il s’agit en effet du pouvoir d’achat immobilier des  Français installés dans 19 communes de la région Île-de-France, couplé avec celui des habitants de 12 villes de province. À noter que l’élaboration de ce baromètre a été réalisée sur le marché de l’immobilier ancien.

Une progression justifiée par quatre facteurs

Le baromètre établissant le pouvoir d’achat des Français au premier trimestre 2013 a donc indiqué que le tiers des habitants de la région Île-de-France, soit exactement 33,4 % sont parfaitement capables financièrement de procéder à l’acquisition du bien immobilier dont ils ont besoin. Durant le premier trimestre 2012, ils étaient 32,7 % seulement à pouvoir acheter le bien immobilier répondant à leurs attentes. D’après les explications fournies par les auteurs de ce baromètre, cette hausse s’explique par la corrélation entre le taux de chômage, les taux d’intérêt historiquement bas accordés aux prêts immobiliers, le revenu des ménages et la variation des prix.

De fortes disparités observées

En plus d’indiquer la hausse du pouvoir d’achat immobilier des Français, ce baromètre indique toutefois certaines disparités. En Île-de-France par exemple, quatre villes ont affiché un pouvoir d’achat en hausse : 8,4% en plus à Fontainebleau, 7,0 % à Saint-Germain-en-Laye, 6,0 % à Nanterre et 4,3 % à Saint-Mandé. Il précise également que le pouvoir d’achat des primoaccédants a seulement augmenté de 9,6 % au premier trimestre 2013 en un an, contre 56,2 % pour les secondo-accédants.