Paris fête l’inauguration de son premier bâtiment certifié Bepos. D’après l’Ademe, quelque 190 autres projets sont déjà en cours.

 

Un bâtiment qui produit de l’énergie plus qu’il n’en consomme

Les premiers logements HLM Bepos parisiens sont enfin sortis de terre. Inauguré en février dernier, l’immeuble de 17 appartements est équipé de panneaux photovoltaïques sur le toit, occupant une surface totale de 127 m2. L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) estime à près de 180 le nombre de biens pouvant être qualifiés à énergie positive en France actuellement sans qu’ils soient certifiés Bepos. En outre, selon toujours l’organisme, plus d’une centaine de projets sont aujourd’hui en cours, dont des maisons individuelles, des immobiliers de bureau, des établissements scolaires ainsi que des immeubles collectifs.

Une consommation 35 % inférieur aux objectifs du Plan Climat Paris

Ce bâtiment Bepos présente une consommation énergétique faible de 32,6 kWh/m2/an, soit 35 % de moins que les objectifs du Plan Climat Paris. Par ailleurs, les panneaux solaires installés sur leur toit produisent environ 33,1 kWh/m2/an. Ces mêmes dispositifs contribueront également à la production d’eau chaude. L’objectif était d’obtenir des biens très performants sans avoir recours à des technologies hautement sophistiquées et coûteuses, souligne l’architecte Helène Bergeron. Une partie des murs sont en pavés de verre, permettant aux pièces de bénéficier d’un excellent éclairage. Et grâce à son isolation très réussie, l’immeuble de 6 étages promet une consommation de chauffage très réduite limitée à 9 kWh/m2/an.

Le label Bepos sera obligatoire à partir de 2020

Devant la flambée des prix de l’énergie, il faut trouver une solution pour réduire les charges, indique Stéfan Louillat, animateur du pôle transition énergétique de l’Ademe Île-de-France. Cet immeuble est le témoin que les objectifs du label Bepos sont atteignables et faisables, a-t-il rajouté. Ce projet qui n’a coûté que 3,1 millions d’euros hors taxes est loin d’être cher à réaliser, estime de son côté la maire de la capitale. Pour rappel, la consommation énergétique du secteur du bâtiment représente près de 46 % de l’ensemble des secteurs. Afin de réduire ce chiffre jugé trop important, le respect de la norme Bepos sera rendu obligatoire à partir de 2020.